PIANOS ESTHER

La plus ancienne maison de pianos de Wallonie
Agence Rönisch

 


Julius Blüthner

Manufacture de pianos fondée à Leipzig en 1853







Julius Blüthner.
Extrait de Julius Blüthner in Leipzig. Königlich Sächs. Hofpianofortefabrik.
Festschrift zur Feier des fünfzigjährigen Geschäftsjubiläums. Am 7. November. 1853-1903
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Collection Carl Esther.



Maison natale de Julius Blüthner.
Extrait de DAEHNE, Paul, 75 [Jahre] Julius Bluthner, Leipzig, Flugel und Pianinos. Zur Jubelfeier am 7. November 1928.
Verfasst und graphisch angeordnet von Paul Daehne, Leipzig [1928].
Collection Carl Esther.


1853 : les Steinweg s'installent à New York, Carl Bechstein ouvre son atelier de pianos à Berlin et Julius Blüthner débute la production de ses pianos dans la banlieue de Leipzig en Saxe.

Le premier client est le professeur Weber qui cherche un bon piano à queue et c'est rayonnant de joie que Julius Blüthner ramène à la maison familiale le produit de la vente...

Avec ses compagnons ébénistes, l'entreprise de Julius Blüthner est rapidement sur la voie du succès : gros pianos carrés, meuble de bois précieux et grands instruments de concerts vont enthousiasmer un public de connaisseurs.



La fabrique de pianos Julius Blüthner à Leipzig.
Extrait de l'Illustrirte Zeitung, n°1459, du 17 juin 1871, p. 431.
Collection Carl Esther.




Extrait de Zeitschrift für Instrumentenbau, Bd. 1, Leipzig, 1880-81.



 


Vue de la scierie, de la forge et de la salle de la finition du polissage de la fabrique de pianos Julius Blüthner.
Extrait de l'Illustrirte Zeitung, n°2287, du 30 avril 1887, p. 459-463.
Collection Carl Esther.


Bientôt les récompenses s'accumulent : médailles et premiers prix aux expositions internationales. Les pianos Blüthner livrent les cours de la reine Victoria d'Angleterre, du tsar Nicolas II de Russie, des rois du Danemark et d'Allemagne, du Sultan de Turquie et bien sûr du roi de Saxe.



Décalcomanie avec la mention des médailles obtenues à différentes expositions nationales, internationales et universelles.
Piano droit Julius Blüthner, n°32 382 (1890).
Photo collection Carl Esther.

Le système d'encordage d'une viole d'amour conduit Julius Blüthner à l'invention du Système Aliquot, breveté en 1873 : une quatrième corde dans le diskant n'est pas frappée par la tête du marteau, mais apporte une résonance par sympathie.



Système Aliquot.



Plaque de cuivre repoussé décorant le couvercle supérieur d'un piano droit Blüthner, n°14841 (1876).
On y remarque à la fois les médailles obtenues à l'occasion du centième anniversaire de la déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique,
de l'Exposition universelle de Paris (1867) avec en revers l'effigie de Napoléon III, empereur
et de l'Exposition universelle de Vienne (1873) avec en revers l'effigie de l'empereur François-Joseph d'Autriche.
Collection Carl Esther.

Le développement de la manufacture de pianos Blüthner se poursuit :

  • en 1876 : installation de la succursale anglaise à Londres et livraison dans les colonies
  • en 1878 : nouveau magasin d'exposition somptueux au cœur de Leipzig
  • en 1888 : la fabrique se dote des installations les plus modernes de l'époque : machines à vapeur...
  • en 1890 : installation de la scierie de Leutzsch dotée d'un matériel hypermoderne.



  • La succursale Blüthner à Londres.
    Extrait de Julius Blüthner – Manufacture royale de Pianos, Leipzig, F. A. Barthel, s. d. [c. 1894].


     
    Piano à queue (2,68 m) et piano droit (1,42 m) de la fabrique Julius Blüthner.
    Extrait de Julius Blüthner – Manufacture royale de Pianos, Leipzig, F. A. Barthel, s. d. [c. 1894].



    Salle de concert et d'exposition de la manufacture de pianos Julius Blüthner.
    Extrait de de l'Illustrirte Zeitung, n°2287, du 30 avril 1887, p. 459-463.
    Collection Carl Esther.



    Piano girafe Julius Blüthner, 1900.
    Ce piano fut spécialement fabriqué pour Carol Ier, roi de Roumanie.
    Collection Château de Pele?, Roumanie.


    En 1903, c'est le Jubilé des 50 ans de la fondation de la fabrique. C'est aussi la sortie de l'opus 50 000. 50 000 pianos Blüthner auront été produits et un merveilleux livre du Jubilé est imprimé.



    Couverture de Julius Blüthner in Leipzig - Königlich Sächs. Hofpianofortefabrik
    Festschrift zur Feier des fünfzigjährigen Geschäftsjubiläums
    Am 7. November
    1853-1903
    .
    Collection Carl Esther.

    Pour voir l'entièreté du livre du Jubilé : cliquez ici.



    Le piano du Jubilé Julius Blüthner.
    Publicité extraite de l'Illustrite Zeitung.
    Collection Carl Esther.



    Couverture du catalogue Blüthner, s.d. [c. 1905].
    Collection Carl Esther.



    En-tête de facture de la fabrique de pianos Julius Blüthner, 1908.
    Collection Carl Esther.


    En 1910, les fils de Julius Blüthner, Robert, Bruno et Max prennent la direction de l'entreprise. Robert s'occupera de la croissance commerciale, Bruno apportera toutes les expériences qu'il a recueillies auprès des célèbres manufactures de pianos Broadwood à Londres et Chickering à Boston (Etats-Unis d'Amérique) et Max s'emploiera au développement des pianos à queue de concert.




    Couverture du catalogue Blüthner, s.d. [1914].
    Collection Carl Esther.


    Piano droit Blüthner de style Art nouveau.
    Extrait du catalogue Blüthner, s.d. [1914].
    Collection Carl Esther.



    Couverture du catalogue Blüthner, c. 1922.
    Collection Carl Esther.


    Blüthner est un emblème de la culture musicale. Tchaïkovski écrit : "Blüthner, c'est la perfection. Le lyrisme du son, qui s'apparente à la voix humaine, inspire au plus profond chaque compositeur. Blüthner est la plume de ma créativité."

    Un instrument particulièrement léger est produit avec du duralumin et du parchemin de porc : il s'envolera en 1936 avec le zeppelin Hindenburg et le premier concert en direct à partir du ciel sera retransmis par 63 stations de radiodiffusion.



    Le piano à queue Blüthner embarqué dans le Zeppelin Hindenburg en 1936.
    Carte publicitaire. Collection Carl Esther.



    Le piano à queue Blüthner embarqué dans le Zeppelin Hindenburg en 1936.
    L'utilisation de duralumin et de parchemin de porc lui assurait un poids particulièrement léger (162 kg).

    En 1943, les bombardements aériens mettent la firme en feu. L'entreprise bâtie sur plusieurs générations de facteurs de pianos se trouve en quelques heures la proie des flammes. Tout est réduit en cendres.

    1945 voit les années de reconstruction avec Rudolf Blüthner-Haessler sous l'occupation de l'U.R.S.S. puis sous le régime de la R.D.A. En 1953, le jubilé du centième anniversaire laisse à nouveau espérer des temps meilleurs. Igor Markévitch, chef de la Philharmonie de Paris, écrira : "Les pianos Blüthner possèdent une qualité qui est devenue rare aujourd'hui..."

    En 1966, la firme est dirigée par Ingbert Blüthner-Haessler et vivra la chute du mur et la réunification allemande en 1989. Entretemps, Wilhelm Kempff écrira sur Blüthner : "Le nom Blüthner est un symbole. Le son de mon Blüthner est d'une beauté inégalée, le toucher est exquis..."



     
    Extrait du catalogue Blüthner, 1966.
    Collection Carl Esther.




     
    Extrait BLÜTHNER-HAESSLER, Ingbert, Pianofortebau. Elementar und umfassend dargestellt von einem Klavierbauer, Verlag Erwin Bochinsky, 1991.
    Collection Carl Esther.

    Au cours des années 1990, Knut Blüthner avec le Dr. Christian Blüthner veilleront à la construction d'une toute nouvelle implantation pour la production à Störmthal près de Leipzig et d'une nouvelle halle d'exposition.




    La nouvelle halle d'exposition Blüthner à Störmthal près de Leipzig.



    Knut Blüthner-Haessler, Ingbert Blüthner-Haessler et Christian Blüthner-Haessler.


    Depuis, la navire Blüthner poursuit sa croisière et vogue dans la modernité et le succès. A partir de 2010, le rapprochement avec la manufacture de pianos Carl Rönisch est aussi à mettre au compte de la belle aventure Blüthner qui se poursuit dans la grande tradition de la facture allemande du piano pour la plus grande joie des amoureux du beau son.



    Piano à queue Blüthner PH Grand d'après Poul Henningsen (1931).



    Grand queue de concert.



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